Contextualisation du projet KOHEP

Mis à jour : févr. 28

KOHEP, c’est avant tout un constat simple. De plus en plus de citoyens sont à la recherche de « mieux-être », de « bien-être » ou de « plus-être ». Parallèlement, le nombre de professionnels dans le secteur du bien-être, du développement personnel (DP) et des médecines alternatives & complémentaires (MAC) est en progression constante. Pourtant, il semble que l’offre et la demande peinent à se rencontrer.


Mieux-être

• En France, 1/3 personne a déjà fait un burn-out

• 19 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 9 millions de personnes) ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie. (Insee, 2005)

• En 2014, environ 350 000 patients ont été hospitalisés dans un établissement psychiatrique pour troubles dépressifs, soit 17 % de l’ensemble des patients pris en charge dans ces établissements et qui correspond à un taux de recours de 5,3 pour 1 000 habitants.

• En France, une personne se suicide toutes les 40 minutes (et toutes les 40 secondes dans le monde). Le taux de tentatives est 20 fois plus élevé. C’est la deuxième cause de mortalité chez les 15-29 ans (selon la-depression.org)


Bien-être

• 61 % des actifs sont exposés à trois facteurs ou plus des risques psychosociaux (2013).

• 64 % des actifs occupés déclarent être soumis à un travail intense ou subir des pressions temporelles

• 24% des salariés Français sont en situation d’hyperstress, considérée comme dangereuse pour leur santé (Cabinet Stimulus, 2017)

• 94 % des Français estimaient avoir un niveau de bien-être inférieur à 8/10 (2015).


Plus-être

• Dépassement de soi, préparation mentale, « devenir la meilleure version de soi-même »

• Transhumanisme

• Nomadisme, flexibilité et mobilité du XXIème siècle

• Recherche de transcendance de soi

• Recherche de spiritualité



Un « nouveau » secteur de services

« Aux côtés de la santé vécue au sens médical traditionnel, la recherche du bien-être et de l’harmonie représente une tendance lourde de la société. Le stress est ainsi considéré comme le fléau du monde occidental d’après l’OMS, Organisation mondiale de la santé. Pour le combattre, on note la percée en Occident - et plus particulièrement en France qui comble son retard en Europe - de nombreuses approches globales du corps au moyen de techniques, méthodes ou disciplines variées. Celles-ci sont au carrefour de la psychologie, de la science et de la philosophie et elles ont souvent débouché sur une façon nouvelle de voir la vie ! Dans le même temps, les médecines alternatives prennent progressivement une place reconnue dans le parcours du futur médecin. Le recours à ces médecines souvent inspirées de la sagesse orientale augmente chez les malades et les bien-portants : au-delà de l’effet de mode actuel, il s’agit sans doute d’une tendance irréversible. Autre tendance : on assiste à une professionnalisation de plus en plus poussée des intervenants sur les marchés du bien-être, malgré certaines dérives inévitables lorsque les professionnels ne sont pas obligés de suivre des cursus de formation imposés. Se démarquer des charlatans sera donc un impératif pour le nouveau venu sur ces marchés ! Enfin, c’est un domaine où, bien souvent, les pratiques dépassent, en France, la législation. Beaucoup de disciplines ne sont pas (encore) reconnues officiellement alors qu’elles le sont dans d’autres pays d’Europe. D’autres ont des contours mal définis. Certaines situations gagneraient sans doute à être clarifiées, notamment au niveau des qualifications à obtenir, afin d’assainir le marché du bien-être et des médecines douces, parfois occupé par des professionnels peu scrupuleux. Peu de lieux fédérateurs renseignent les porteurs de projets…Le marché n’est pas encore transparent ou structuré, ce qui rend toute recherche d’information délicate.» (Selon rapport APCE (Agence Pour la Création d’Entreprises), 2008)